Grossesse

                                                                       

 


                                       

SAPL: GROSSESSE

 

            La grossesse est une période à risque de thrombose chez toutes les femmes et plus particulièrement pour les femmes porteuses d’un SAPL. Ces grossesses doivent donc bénéficier d’une préparation et d’une surveillance étroite ; en effet, une meilleure connaissance et une meilleure prise en charge de ces grossesses a permis d’en améliorer considérablement le diagnostic.

 

Que faire en cas de désir d’enfant ?

 

            Il est indispensable d’en parler à votre interniste et/ou votre obstétricien si vous avez déjà eu une grossesse. Une consultation pré-conceptionnelle permet de vous expliquer quelles peuvent être les conséquences de la grossesse dans votre cas, s’il existe des contre-indications ou des traitements à modifier.

 

Traitement pendant la grossesse

 

-         Si vous avez déjà eu une thrombose veineuse ou artérielle :

o       Arrêt des anticoagulants oraux (Préviscan®, Coumadine®, Sintrom®) dès le diagnostic de grossesse

o       Relais par héparine de bas poids moléculaire en injection sous-cutanée (Lovenox®,Fraxiparine®…)

o       Aspirine, arrêtée au 8e mois de grossesse

o       La reprise des anticoagulants oraux ne se fera pas avant la 6e semaine du post-partum

 

-         Si vous avez déjà eu des complications obstétricales mais sans thrombose :

o       Aspirine à dose antiagrégante, arrêtée au 8e mois de grossesse

o       Héparine de bas poids moléculaire en injection sous-cutanée (Lovenox®,Fraxiparine®…)

 

Surveillance pendant la grossesse

 

            La surveillance se fera de façon étroite par le médecin traitant, l’interniste et l’obstétricien. Une surveillance du doppler utérin à partir du 2e trimestre sera en particulier réalisée.

 

Puis-je allaiter mon bébé ?

 

            Le SAPL n’est pas une contre-indication à l’allaitement ; il faut par contre vérifier avec un médecin que vous ne prenez pas un traitement qui contre-indique l’allaitement. En cas de doute, on peut se référer au site du centre de référence sur les agents tératogènes) http://www.lecrat.org/

 

-         HBPM : possible

-         Anticoagulants oraux :

o       Préviscan® : contre-indiqué

o       Coumadine® et Sintrom® : autorisés, passage dans le lait négligeable, pas de modification du bilan d’hémostase de l’enfant

-         Aspirine : allaitement envisageable aux doses antiagrégantes, à la plus faible posologie possible (75 ou 80 mg/j)